
Après les meublés touristiques, c’est désormais le coliving qui est dans le viseur de la ville de Paris. Portée par la majorité PS-Verts-PCF, une délibération ‘Paris zéro coliving’ a en effet été adoptée en Conseil de Paris le 8 octobre dernier, rapporte le quotidien Le Monde dans son édition du 24 octobre. La capitale, qui lutte âprement et de longue date, contre les meublés touristiques, voit émerger de nombreux projets qui menacent, à leur tour, de siphonner le parc locatif privé tout en contournant la loi sur l’encadrement des loyers, estiment les élus.
Forme d’habitat hybride à la définition encore floue, le coliving propose des chambres en moyen ou long séjour à des étudiants et jeunes actifs, dans des maisons ou appartements reconfigurés, mais plus souvent dans des bâtiments plus vastes, aménagés dans des constructions neuves ou des immeubles de bureaux inoccupés et transformés. Dotés d’espaces communs – cuisines partagées, coworking… – et parfois de services – salle de sports, animations… – ces logements “poussent les loyers à la hausse” (souvent compris entre 1 000 et 1500 € par mois), estime le texte présenté par le groupe communiste. Certains projets récents, comme Bikube ou The Social Hub, diversifient cette offre en y ajoutant une partie hôtelière classique pour les courts séjours, ce qui leur permet de proposer des tarifs à la nuitée plus élevés.
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Trente projets en cours
Apparu il y a une quinzaine d’années en France, ce secteur en pleine croissance attire de plus en plus d’investisseurs. Il compte aujourd’hui 24 000 unités en France, majoritairement dans des résidences, contre 2 600 en 2020, selon un dossier publié par Xerfi en octobre. CBRE estime pour sa part que 30 projets sont en cours pour les deux prochaines années, pour 6 000 lits supplémentaires. La moitié de ces logements sont concentrés en région parisienne, suivie par Lille, Bordeaux et Toulouse, et sont porté par une quinzaine d’opérateurs majeurs (Ecla, The Babel Community, Colonies, Kley-Hife…) détaille CBRE.
Devant ce phénomène, les élus parisiens appellent les autres municipalités touchées à les rejoindre dans ce combat, à commencer par Montreuil Seine-Saint-Denis), à l’est de la capitale, mais aussi Lyon. Car si les recours restent possibles lorsque les projets sont soumis à permis de construire, ils se révèlent beaucoup plus délicats à mener quand il s’agit de transformation de logements existants. Une proposition de loi transpartisane portée par le sénateur communiste Ian Brossat, ancien adjoint de Paris en charge du logement et pourfendeur des meublés touristiques, est en préparation.
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