
Âgé de 43 ans et originaire de Montfort-sur-Meu (Ille-et-Vilaine), Youenn Laumelais est le nouveau régisseur de l’espace culturel et événementiel Artémisia. Le néo-Redonnais arrive avec un parcours très riche et de nombreuses formations.
« J’ai su dès l’âge de 12 ans que je voulais devenir ingénieur du son », raconte-t-il. « J’ai commencé très tôt à m’intéresser au spectacle vivant, et à faire le son pour des groupes de musique celtique. »
Des études scientifiques
« J’ai suivi de nombreuses études. Après une prépa scientifique, j’ai décroché une licence de physique. Puis j’ai réussi le concours du Centre national de formation professionnelle aux techniques du spectacle (CFPTS), la référence pour la formation des régisseurs et techniciens du spectacle vivant. » Il effectue son apprentissage « au Théâtre 71 de Malakoff », aux portes de Paris.
Des expériences à Paris
Youenn Laumelais enchaîne les missions en tant qu’intermittent du spectacle pendant six ans à la direction audiovisuelle de Grande halle de la Villette, à Paris, et effectué des missions « pour les lumières au Centre Pompidou et à l’Institut de recherche et coordination acoustique/musique (IRCAM). Il se forme aux nouvelles techniques numériques au Centre d’art sensitif. » J’ai créé des prototypes permettant des interactions grâce à des capteurs. « Intéressé par la régie générale et le management, » j’ai décroché un diplôme de manager d’organismes à vocation sociale et culturelle.
Recherche et développement à l’international
Sensible aux enjeux de développement durable, « j’ai été lauréat d’un concours, en amont de la COP 21, autour du partage de données (open data) et de l’environnement ». Youenn Laumelais a travaillé « en recherche et développement chez Orange Lab, et j’ai été débauché par Engie quand Isabelle Kocher en était directrice générale », de 2016 à 2020, « pour travailler sur la transition énergétique et les économies d’énergie, à travers la gestion technique des bâtiments : chauffage, climatisation, éclairage, grâce à des capteurs et des leds s’allumant au passage des gens et s’éteignant après ». Ce qui a mené l’ingénieur à exercer ses talents « à Singapour, Varsovie, Pékin… » Et en Belgique, pour un projet, « comme un site de rencontre entre la production et la consommation d’énergie ».
Quand Engie prend une nouvelle direction au départ d’Isabelle Kocher, « j’ai créé ma boîte, pour développer des systèmes pour accompagner le coworking », espaces de travail partagé. C’était en février 2020… « Un mois plus tard, la crise Covid fermait tout. Avec une superbe équipe de développeurs internationale, on a proposé des solutions sur la reprise du travail » post-Covid. Le surmenage l’a conduit à tout lâcher.
Retour au spectacle vivant
« Je me suis reformé en direction technique du spectacle vivant. » Diplômé en avril 2024, ce père de trois enfants et sa compagne Marion Dallo, devenue responsable du service Patrimoine naturel et biodiversité, Espaces publics et mobilité de la ville de Redon, s’installent à Redon et tombent sous le charme des paysages, des circuits de randonnée, rivières et plans d’eau du territoire. « Je suis devenu bénévole au Terrain Vague », lieu dédié à la création piloté par l’association des Circassiers, à Redon, « où j’ai revu des gens que j’avais croisés à Paris ».
Évidence
À Artémisia, le nouveau régisseur s’est vite démarqué parmi la trentaine de candidatures reçues pour remplacer Arnaud Véron, parti cet été vers de nouvelles aventures. « En termes professionnels, personnels, et d’envie, Youenn Laumelais a fait l’unanimité parmi les huit personnes que nous avons rencontrées », assure Frédéric Guyomarc’h, qui attend l’arrivée d’un second technicien « pour octobre ou novembre. Nous serons donc un trouple pour gérer Artémisia ! »
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